2 commentaires sur “UNE TRIBUNE CONTRE L’ÉPREUVE DE FORT BOYARD « L’ASILE »

  1. Dans Hospimédia :
    Le CGLPL met en garde contre les effets délétères du manque d’effectifs en psychiatrie
    Publié le 28/06/17 – 10h34
    Le contrôleur général des lieux de privation de liberté formule dans un rapport des recommandations pour améliorer les conditions de travail des personnels hospitaliers assurant des soins sans consentement. L’autorité indépendante alerte sur le fait que le manque d’effectifs, notamment, peut générer des atteintes aux droits des patients.
    Dans un rapport thématique publié* ce 28 juin, Adeline Hazan, contrôleur des lieux de privation de liberté (CGLPL), s’est penchée sur les conditions de travail des personnels travaillant dans des lieux relevant de son champ de compétence, incluant les établissements hospitaliers assurant des soins sous contrainte. L’autorité indépendante rappelle « avec constance » depuis sa création que le respect des droits fondamentaux dans le cadre d’une hospitalisation sans consentement, comme dans d’autres lieux de privation de liberté, est « directement tributaire du personnel et de ses conditions de travail ». Elle a ainsi souhaité développer une analyse, concrète et transversale, de cet environnement professionnel. Tout d’abord, en dressant un panorama des risques spécifiques pesant sur ces personnels, puis en formulant des recommandations pour « affermir » les compétences individuelles, « maîtriser » les comportements professionnels et « construire des organisations respectueuses des droits fondamentaux ».
    Un préalable : disposer d’effectifs suffisants
    La prise en charge de personnes privées de liberté « suppose du temps de présence et une forme de relation dans laquelle la connaissance mutuelle, la capacité d’attention et la confiance sont des conditions du succès », rappelle le CGLPL. En conséquence, « la capacité de déployer un nombre suffisant de professionnels est un préalable nécessaire ». Dans les établissements de santé mentale, le CGLPL a constaté de « nombreux cas dans lesquels le manque de personnel conduit à la méconnaissance de droits fondamentaux des patients ». Il relève notamment que les entretiens menés en binôme avec le psychiatre ne peuvent pas toujours être réalisés. Pourtant, « nombre de soignants ont évoqué la nécessité de réintroduire du relationnelavec les patients et de la disponibilité pour que leur travail soit de qualité et qu’il ait un sens ». Lorsque les effectifs sont restreints, les ateliers thérapeutiques ou activités sont « reléguées au second plan ou inexistantes ». Les patients non autorisés à sortir seuls des unités n’ont pas toujours accès à certaines activités ou à de simples promenades dans l’enceinte de l’hôpital, « faute de personnel en nombre suffisant pour les prendre en charge ». Le manque d’effectifs peut aussi conduire les établissements à « des restrictions injustifiées des libertés individuelles ». Comme de maintenir « les portes de leurs unités fermées même en l’absence de patients en soins sans consentement, fermer à clé les portes des chambres la nuit, parfois près de douze heures de suite, faute de personnel pour assurer la surveillance, ou confisquer tous les objets et produits potentiellement dangereux (rasoirs, sèche-cheveux, parfum, […], cordons de portable) « faute de temps pour surveiller les patients à risques » ».
    Effectifs minimum indexés sur la charge « réelle » de travail
    Le CGLPL observe que, lorsque la présence médicale fait défaut le recours à l’isolement est plus important et la mesure est généralement prolongée (notamment les week-ends). « L’interne de garde n’ose que rarement, en l’absence du médecin senior, lever la mesure », est-il relevé. De même, les soignants « se tiennent en retrait ou bien s’abritent derrière les protocoles de mesures d’isolement et de contention, dès lors que des patients sont agités ou présentent un risque de passage à l’acte hétéro-agressif, craignant de ne pas être en capacité de contenir la crise ». Ces personnels sont cependant soumis à toutes sortes de difficultés spécifiques aux lieux clos, liste le rapport : violences, promiscuité, injonctions contradictoires, etc. Le rapport recommande notamment que les effectifs de référence ou minimum des établissements soient « établis en référence à la charge de travail réelle des agents » (occupation réelle des lits, par exemple). Or, dans maints hôpitaux, relève le CGLP, « cette notion d’effectif minimal est utilisée comme cible, permettant de rendre acceptable un fonctionnement en situation « dégradée »et ce pour des raisons d’absentéisme, de droit aux congés ou par mesure d’économie ». Afin de pallier l’absentéisme, « inévitable » dans les lieux de privation de liberté, le CGLPL préconise notamment des mesures préventives telles que « l’accompagnement psychosocial des évolutions inquiétantes, la mise en place de remplaçants identifiés à l’avance ou la constitution de forces de réserve ». Mais il reconnaît que compte-tenu du contexte démographique et « de la surcharge générale » qui pèse sur les hôpitaux, ceux-ci sont « en général démunis pour compenser l’absentéisme ». Évoquant par ailleurs les situations de pénurie de personnel médical, le contrôleur décrit les stratégies diverses mise en place par différents hôpitaux, dont l’un a su anticiper les départs en retraite grâce à un plan d’actions (protocole de recrutement, publication de postes, valorisation de la situation des praticiens contractuels, accompagnement de la reconversion de généralistes, accueil des internes, etc.).
    Formations et qualifications spécifiques
    Au volet du renforcement des compétences, le contrôleur estime que le risque d’installation dans la routine des agents les moins mobiles doit être prévenu en organisant par exemple des mobilités fonctionnelles, en organisant une présence hiérarchique systématique dans les services isolés. En effet, si les effets de la stabilité des équipes est souhaitée, l’excessive stabilité des équipes peuvent nuire au droit des patients, quand celles-ci « s’habituant peu à peu à leurs propres pratiques, ont fini par ne plus être en mesure d’en discerner le caractère excessif » (par exemple, en matière d’isolement et contention). Le rapport poursuit sur une série de préconisations liées à la formation. Les infirmiers diplômés d’Etat affectés en psychiatrie doivent bénéficier d’une « formation spécifique », notamment pour les patients hospitalisés sans consentement. Et de citer des exemples de formations internes mises en place dans certains établissements ou encore la mise en place de parrainages pour l’entrée dans de nouvelles fonctions.
    Le CGLPL préconise en outre que les professionnels susceptibles d’avoir à placer sous contrainte une personne en état de crise bénéficient d’une « qualification spécifique et régulièrement renouvelée » leur permettant d’intégrer l’objectif de limitation de ces pratiques. Les directions hospitalières doivent par ailleurs mettre en place les mesures pédagogiques et d’organisation nécessaires pour que les professionnels « acquièrent une juste vision de leur obligation de signalement des manquements au respect des droits fondamentaux observés, soient en mesure d’effectuer ces signalements et bénéficient d’une protection adaptée ». Enfin, le CGLPL liste une série de recommandations pour rendre les organisations « plus respectueuses des droits », au travers entre autres du renforcement de l’encadrement, de la médiation, de la pluridisciplinarité, des réflexions éthiques ou encore de la prévention des risques psycho-sociaux. Sans oublier l’amélioration des conditions de travail en termes matériels, de rythme de travail, de valorisation des tâches, ainsi que de cohésion des équipes.
    Caroline Cordier

  2. Au contraire : en faisant de l’asile un jeu je pense que fort boyard dédramatise la situation du fou et au contraire montre le malaise qu’il y a entre le personnel psychiatrique et le fou : le personnel psychiatrique prend bien l’enfermement du patient pour un jeu sadique visant à humilier le patient en le déshabillant de force pour le mettre en isolement de force malgré ses plaintes afin de se débarrasser de lui et de ne pas avoir à le surveiller si ce n’est pour jouer avec ses nerfs peu importe si cela le traumatise car c’est ça le but : traumatiser le patient en l’enfermant de force et en rire moi on m’a déchiré ma belle robe et on m’a même volé des vêtements alors que j’étais en hôpital : merci le personnel : voleur et sadique ! J’espère que fort boyard continuera le jeu pour bien faire honte au personnel !

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